Droits réservés

Les photos et les textes de ce blog ne sont pas libres de droits. All rights reserved, donc. Bin oui.

dimanche 11 octobre 2015

Tout sur le Mochi (ou presque)

mochi



 

Présentation rapide du principe de mochi

Le mochi est un gâteau de riz gluant (ou glutineux, un mot fantastique !) pilonné en pâte puis modelé en une forme spécifique. Il est traditionnellement préparé selon un rituel appelé Mochitsuki. Il est consommé particulièrement pour le Nouvel An car il porte chance.
Mais heureusement pour nous, il peut être consommé toute l’année.

La fabrication traditionnelle du mochi (mochitsuki)

1. La cuisson

Le riz gluant est mis à tremper toute une nuit pour le débarrasser de son amidon puis il est cuit à la vapeur (panier en bambou, cuiseur à riz, marmite à riz ou simple casserole, au choix…).

illustration-cuisson-riz-gluant

 

2. L'écrabouillage

Le riz est ensuite écrasé avec un gros maillet en bois (kine) dans un mortier traditionnel (usu) par deux personnes (un qui pilonne et l’autre qui tourne et humecte).

À la mano (tradition, tout ça…) :


illustration-pilonnage-mochi


Ou sans se fatiguer, dans un pétrin à mochi :


illustration-fabrication-mochi

3. Le façonnage

La pâte obtenue est moulée en petits pavés, en boulettes ou en plein d'autres trucs…

illustrationfaçonnage-mochi



Ce que l'on fait avec le mochi

Le mochi est utilisé dans de nombreuses sucreries japonaises appelées mochigashis dont voici quelques exemples parmi les plus courants :

Mitarashi dango

Mitarashi dango 

Boulettes de mochi parfois aromatisées et piquées en brochettes puis servies avec du caramel à la sauce de soja.
Les dangos sont de simples boulettes.

Daifukumochi

Daifukumochi 

Boule de mochi sucré farcie d’anko (rouge ou blanc), de fruit ou de purée de fruit. Il est recouvert de kinako, de fécule (maïs ou taro), de sucre glace ou de sésame.

Kashiwamochi

Kashiwamochi 

Daifukumochi recouvert d’une feuille de chène (kashiwa), symbole de prospérité.

Hanabiramochi

Hanabiramochi

Galette plate de mochi sucré pliée en deux sur une tige de bardane sucrée (gobo) et fourrée à la pâte d’azuki.

Sakuramochi

Sakuramochi

Mochi rose et sucré, fourré au anko et enroulé dans une feuille de cerisier à fleurs (sakura) légèrement salée



Et dans la grande famille des délices préparés avec du mochi, il y a aussi le Oshiruko (ou Soupe Zenzai, qui est une soupe de azukis sucrés avec des boulettes de mochi), le Kinako Yakimochi (mochi grillé à la sauce soja sucrée et à la poudre de soja grillé), le Hagemochi (mochi frit), le Mochi glacé (se mange sur un picou), le Chikara Udon (soupe de nouilles udon nappée de mochi grillé), la Soupe Zoni (aux légumes et au mochi)… 

Le kagami Biraki

Pour le Nouvel An, on achète le Kagami Mochi. C’est une grosse boule de mochi avec une autre plus petite posée dessus. Chaque foyer en achète un entre Noël et le Jour de l’An, et le décore à sa façon. En général, on lui ajoute une petite orange (satsuma ou yuzu) au sommet. Après ça, on le place dans la petite alcôve de la maison appelée tokonoma et on attend patiemment. 
Et le 10 janvier, on le casse en morceaux, on le cuit et on le mange enfin. À cette occasion, on partage aussi le contenu d'un tonneau de saké dont on a brisé le couvercle avec un maillet.
Ce rituel tout à fait sympathique est donc appelé kagami wari (ou aussi kagami biraki), ce qui signifie « ouvrir le miroir ».

Mangez du mochi !

Selon le folklore et la médecine traditionnelle, le mochi possède de nombreuses vertus comme celle de : 
Réchauffer le corps et lui apporter de l’énergie (bien commode en hiver).
Nourrir le pancréas, la rate et l’estomac grâce à son petit goût sucré.
Renforcer le physique et être facile à digérer.
Lutter contre l’anémie, la fébrilité ou la faiblesse des intestins.
Fortifier la femme et l’enfant en cas de grossesse ou d’allaitement…

mochi-grossesse-allaitement

Avertissement

Prudence tout de même : la consommation rapide et abondante de mochi peut provoquer l’étouffement, de par sa texture collante. Chaque année, il y a, pour cette raison, des dizaines de morts au Japon, surtout chez les personnes âgées. Ah, moins drôle, ça.

Et enfin

Pour en fabriquer soi-même sans y passer trop de temps ni risquer la tendinite, on peut utiliser de la farine de riz gluant (trouvable dans toutes les bonnes épiceries asiatiques) et les faire cuire soit à l'eau (ma préférence), soit au micro-onde.
Vous trouverez facilement de nombreuses recettes sur le net.

Bon appétit !

2 commentaires :

  1. Un grand merci, pour ce bel historique de la boule sucrée !
    J'adore les illustrations made in Polette.

    RépondreSupprimer
  2. Merci :)))
    Je pense sérieusement à créer un club d'adorateurs du mochi, tu prendrais ta carte de membre, ma Zazou ?

    RépondreSupprimer

Quelque chose à dire ?
Ne cherchez plus, c'est ici :

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...